Impacts

Eau

EDF et la gestion de la ressource eau

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Les enjeux

La politique de gestion de l’eau d'EDF s’organise autour de quatre enjeux principaux.

  1. Préparer demain :

Des crises hydroclimatiques sévères (canicules de 2003 et 2006) et la persistance d’années de sécheresse et de faible hydraulicité préfigurent les effets du changement climatique. Avec son programme R&D sur la gestion de l’eau, EDF

  1. identifie des scénarios pour la gestion et le partage de l’eau
  2. améliore les connaissances en hydro-écologie, évalue et réduit les impacts sanitaires et environnementaux des unités de production.
  1. Répondre aux évolutions réglementaires et sociétales :

Face au foisonnement de textes réglementaires, notamment européens, EDF a créé une organisation pour anticiper leur publication et préparer leur application.

Les très nombreuses données sur l'eau collectées et analysées par EDF intéressent les services de l'État. La mise à disposition de ces données s’organisera via des conventions cadres, avec un rôle central de l'ingénierie hydraulique d'EDF.

  1. Contribuer à la gestion multi-usages de l'eau et au développement économique local :

EDF construit des offres énergétiques et environnementales répondant aux objectifs de développement économique des vallées où il est souvent le dernier industriel présent

  1. Focus : le programme Une rivière, Un territoire

EDF développe la concertation autour des ouvrages, en associant les collectivités, ONG et associations à l'évolution de ses modes d’exploitation, pour parvenir au meilleur équilibre entre la satisfaction des autres usages et la préservation du potentiel hydroélectrique.

Par ailleurs, l'entreprise renforce sa R&D sur la préservation des écosystèmes dans un cadre partenarial.

EDF s'est doté d'une organisation centrée sur :

  1. sa participation aux instances des Bassins hydrographiques
  2. des structures nationales et régionales de coordination de l'eau
  3. d'une direction du développement durable très impliquée dans ce domaine

Cette gestion partagée prend en compte la gestion des paysages et de la biodiversité.

  1. En Provence, une agriculture à forte valeur ajoutée s’est développée sur 70 000 hectares irrigués. Sa ressource : la réserve d’eau garantie par le barrage de Serre-Ponçon, plus grand réservoir artificiel en France, et l’aménagement de la Durance (200 Mm3/an). Pour inciter les irrigants à économiser l’eau dans un contexte climatique de plus en plus sec, EDF et les Canaux du Vaucluse ont conclu en 2003 une convention. Depuis, le volume économisé atteint 90 Mm3.
  2. Au Laos, l’aménagement hydroélectrique de Nam Theun 2 a consacré plus de 10 % de son investissement au développement humain et à la protection de l’environnement naturel.
  1. Optimiser la gestion de l'eau pour le producteur :

EDF coordonne, au niveau national et régional, la gestion de l’eau pour le producteur afin de :

  1. garantir l’accès à la source froide
  2. optimiser la production d’électricité en coordonnant les différents modes de production
  3. garantir les obligations pour la gestion multi-usages de certaines de ses retenues.
    1. Le coordonnateur de l'eau d'EDF assure la maîtrise des consommations d'eau en toute transparence et en coopération avec les autres acteurs de l'eau.

Certains effets du changement climatique sont déjà perceptibles sur les températures et, moins significativement, les débits des cours d’eau. Ils doivent être pris en compte par la production.

  1. Des dispositions spécifiques contre les « grands chauds » et les « étiages sévères » permettent de s’y adapter, dans le cadre réglementaire existant, en minimisant les pertes énergétiques qui pourraient en découler.
  2. Depuis 2006, un groupe de travail pluraliste « Rejets thermiques », à l’initiative du Ministère de l’environnement, de
    l’ Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et d’EDF travaille à mieux anticiper les effets d’une canicule dans un contexte de changement climatique et à mieux partager et parfaire les connaissances sur l’impact de l’échauffement des eaux ainsi qu’à en tirer les enseignements pour l’évolution de la réglementation. Dans ce cadre un programme de R&D est mené par EDF R&D en collaboration avec l’IRSTEA.
    1. Grâce à ces travaux l’ASN a pu mettre à jour son processus décisionnel applicable aux centrales nucléaires en cas de canicule. Le but est d’éviter le recours à des dérogations, en prenant acte que les recherches ne révélaient pas d’impact des rejets des centrales sur la faune piscicole dans ces périodes de canicule
La réduction des consommations et des prélèvements, une priorité

EDF poursuit des démarches pour limiter les prélèvements et la consommation d'eau de refroidissement des réacteurs nucléaires.

  1. L’installation de désalinisation d’eau de mer de la centrale EPR de Flamanville évitera de puiser dans les nappes d’eau douce.

EDF cherche aussi à accroître le rendement des aménagements hydroélectriques et participe aux programmes d'économie d'eau, notamment pour l'irrigation.

Nombre des centrales thermiques à flamme EDF développent le recyclage de l’eau

  1. Pour arroser son parc à cendres la centrale de Cordemais a installé en 2010 un système de récupération des eaux de pluie qui supprime les pompages dans la Loire.
  2. En Pologne, les sociétés du Groupe optimisent le traitement des eaux et réutilisent les eaux usées pour refroidir les turbines ou transporter les cendres vers les stockages.
  3. Au Brésil, UTE Norte Fluminense a lancé en 2009 un programme d’économie d'eau pour sa centrale CCG. D’abord organiser et mobiliser les salariés pour identifier et réduire les fuites de process, et diminuer les purges : une économie de 30 %. Ensuite récupérer les eaux de pluies : 5 % de mieux. Enfin, en 2012, recycler les eaux de process : objectif de 15 % d’économies supplémentaires. Ces investissements lourds (3,8 M€) ont leurs bénéfices indirects : fierté des salariés, sous-traitants impliqués, intérêt des collectivités locales et des ONG. Avec l’université de Rio, UTE mène aussi un programme de R&D pour diminuer l'évaporation dans les tours de refroidissement.
  4. En Italie, d'un côté de la route, la centrale CCG Edison de Candela, de l’autre, les 90 hectares de serres de Ciccolella, premier producteur mondial d'anthurium. Entre eux, un partenariat gagnant-gagnant : l'eau chaude sortant de la centrale chauffe 20 000 m3 de serres puis revient, refroidie, pour être réinjectée dans la centrale. Une économie d’eau, ressource précieuse dans les Pouilles, et des émissions de CO2 évitées.
Participation aux travaux internationaux

EDF participe au groupe Eau du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) dont il a rejoint le Water Leader Group en 2010.

EDF a également engagé un partenariat avec le Conseil Mondial de l'Eau de 2011 à 2013 sur le thème Eau et énergie.

En France, EDF s’implique dans les pôles de compétitivité traitant de l'eau : pôles Eau, Hydréos, DREAM.

En 2012, le Groupe a participé au Forum mondial de l’eau tenu en mars à Marseille et a pris plusieurs engagements :

  1. Évaluer l'empreinte eau de ses activités dans les territoires, en développant, avec la communauté scientifique et les secteurs concernés, un outil de mesure pertinent pour le monde de l’énergie.
  2. Maîtriser l'empreinte eau de sa production d’électricité et la communiquer.
  3. Créer de la valeur locale pour tout projet de production d’électricité et intégrer la minimisation de l’empreinte eau dès la conception des installations.

En savoir plus sur nos engagements autour de l'eau.

L’appui de la R&D

La R&D d’EDF et le Cemagref (devenu l'Irstea) développent des travaux d’hydrobiologie, d'hydrologie et de sédimentologie. Fin 2009, ils ont créé pour 10 ans une équipe commune de recherche dédiée à l’écologie des milieux aquatiques : peuplements piscicoles autour des ouvrages hydroélectriques, influence de la température sur la croissance des jeunes poissons , modélisation des évolutions morphologiques d'un lit alluvial.

La gestion de la ressource en eau à l’échelle d’un grand bassin versant est encore plus complexe si l'on intègre les changements futurs, dont celui du climat. La R&D d’EDF travaille à définir les enjeux relatifs à la tension sur la ressource en eau et à son partage futur entre les différents usages.

  1. La R&D d’EDF élabore ainsi des scénarios sur le bassin Durance-Verdon (dans le cadre du projet MEDDE) sur l’évolution de la ressource sous changement climatique avec prise en compte de l’évolution des usages (avec des représentants des activités agricoles, industrielles, eau potable, tourisme).
  2. En 2012, la R&d d’EDF a réalisé des modélisations hydrologiques et participé à des ateliers de prospective pour établir un modèle global de scénarisation des futurs.
  3. Plus en amont, EDF R&D travaille à mieux comprendre les échanges nappe-rivière dans la perspective du changement climatique sur le bassin de la Loire moyenne (Gien-Chinon) avec le BRGM, l’Ecole des Mines-ParisTech, METEO France, l’agence de l’eau et la DREAL Loire-Bretagne).

Ces deux sujets (changement climatique et ressources en eau) mobilisent une dizaine de chercheurs pour un budget d’environ 2M€ par an.