Parties prenantes

Modalités du dialogue avec les parties prenantes

Etude de cas : focus Nam Theun

Le projet de Nam Theun s’est placé sous le regard critique des ONG.

En 2010, l’ONG International Rivers a émis des critiques auxquelles les Institutions Financières Internationales (IFIs) en coordination avec le constructeur et exploitant NTPC (40 % EDF), ont apporté des réponses.

Critiques d’International Rivers Réponses IFIs / NTPC
Nam Theun 2 a commencé à opérer illégalement, avant que le projet n’ait rempli les requis environnementaux et sociaux de l’Accord de Concession. Nam Theun 2 a opéré dans la légalité. Toutes les opérations ont été conduites et se poursuivent conformément aux documents contractuels.
Aucun des observateurs n’a signalé que des conditions clés restaient à remplir. Les communautés concernées ont reçu un soutien qui a amélioré leurs conditions de vie. Les efforts nécessaires sont déployés pour remédier à des défauts mineurs dans un programme de très grande ampleur.
Le projet ne permet pas d’assurer la pérennité des moyens de subsistance sur le plateau de Nakai et n’a pas fourni les terres adéquates aux habitants afin de leur permettre de vivre comme auparavant. Le programme de subsistance n’est pas destiné à reproduire à l’identique les conditions de vie d’extrême pauvreté des villageois avant le projet, mais bien de soutenir le développement de nouveaux moyens de subsistance.
Les données disponibles montrent que les conditions de vie des personnes relogées se sont fortement améliorées. Nous sommes les premiers à souligner que des efforts seront encore nécessaires pour pérenniser ces progrès.
La moitié des familles du plateau produisaient, avant le projet, moins de six mois de leur consommation alimentaire. L’objectif n’était pas de reproduire la culture du riz, inadaptée à la région, mais d’offrir aux villageois de nouvelles opportunités : pêche et commercialisation de leurs produits notamment.
Aucun système d’irrigation n’a été installé pour les populations relogées sur le plateau de Nakai L’installation des systèmes d’irrigation s’est achevée en 2009 dans les champs de deux villages de relogement sur le plateau de Nakai et est presque achevée dans les autres.
Les systèmes pilotes montrent qu’il fallait procéder avec précaution compte tenu du risque d’érosion des sols de surface. Il a été décidé de recourir à un système de pompage/stockage avec des puits tubés aux limites du réservoir. Il fallait que le réservoir soit à son niveau bas pendant la saison sèche.
Tous les puits n’ont pu être réalisés, le réservoir n’ayant encore jamais été à ce niveau. Compte tenu de l’élévation des revenus moyens, il a été convenu avec les autorités locales que le retard dans l’installation des systèmes d’irrigation ne menaçait pas la subsistance des populations.
La pêche dans le réservoir n’est pas durable et n’est pas suffisamment règlementée.
La gestion des organisations concernées doit être renforcée.
Des travaux sont en cours pour renforcer le respect des règles de gestion des pêcheries du réservoir, avec les communautés et autorités locales. Les fluctuations des prélèvements halieutiques dépendent de différents facteurs, dont la diversité des activités de subsistance.
Le développement de nouvelles institutions communautaires capables de prendre en charge la gestion des pêcheries de manière efficace prend du temps.
Différents acteurs doivent être réunis et formés.
Il n’y a pas eu paiement de compensations adéquates aux familles relogées sur le plateau de Nakai. Le paiement des compensations complémentaires pour les familles qui avaient auparavant des rizières ou des vergers est en cours et progresse village par village selon une démarche systématique.
L’argent des compensations a déjà été déposé dans des comptes en banque appartenant aux villageois et les carnets bancaires ont été remis à leurs propriétaires dans le cadre d’un processus de consultation et d’éducation, pour encourager la bonne gestion de ces sommes.
Ce complément monétaire s’ajoute à un large programme de compensation qui a concerné tous les villageois très tôt dans le processus de relogement, comme préconisé par les lignes directrices de la Banque Mondiale et de la Banque Asiatique de Développement et tel que prévu par l’Accord de Concession.
La Xe Bang Fai a été contaminée, détruisant les pêcheries et laissant les villageois sans accès à l’eau potable.
Les affections cutanées sont maintenant courantes et une érosion sévère a eu lieu sur les rives du fleuve suite au début des opérations de NT2
L’eau de la Xe Bang Fai n’est pas contaminée et il n’y a pas eu de destruction des ressources halieutiques.
Les poissons de la Xe Bang Fai continuent à être pêchés, commercés et consommés. Un déclin dans les prises a été enregistré par quelques pêcheurs au cours des premiers mois de fonctionnement de la centrale.
Il était lié, vraisemblablement, au temps nécessaire aux pêcheurs pour adapter leurs techniques de pêche à de nouvelles conditions : les techniques de piégeage ne fonctionnent plus dans certains périmètres en raison de la montée du niveau des eaux.
La pêche à la ligne et au filet à partir de bateaux sur le réservoir est devenue plus lucrative.
Des cas d’irritation cutanée ont été rapportés dans des zones proches de la rivière vers la fin de la saison sèche. Les cas avaient disparu à la fin de la saison humide. NTPC et des scientifiques internationaux effectuent un suivi complet pour identifier la cause de ces irritations.
NTPC a travaillé avec les services de santé locaux pour conseiller les populations et distribuer des médicaments au cours de l’épidémie, qui semble similaire à d’autres incidents rapportés le long d’autres rivières au Laos.
Le suivi complet et régulier des rives n’a montré aucun signe d’érosion.
Les jardins de rive le long de la Xe Bang Fai ont été inondés par la montée de la rivière mais les communautés n’ont toujours pas reçu de compensation, en violation de la politique de la Banque Mondiale. Les jardins de rive de la Xe Bang Fai sont inondés chaque année au gré du cycle naturel de la rivière. Des jardins sont plantés à différents endroits pour bénéficier de ces changements. Tous les jardins de rives ont été cadastrés en 2009 par NTPC dans le cadre du programme de compensation, préalablement à toute opération de NT2. Le programme de compensation correspondant s’est achevé en 2010. Il n’y a eu aucun rapport faisant état de jardins plantés qui auraient été inondés ou détruits par les eaux, mais les villageois ont maintenant préparé de nouveaux jardins pour profiter du niveau accru de la rivière.
Les données du suivi de la qualité de l’eau ne sont pas rendues publiques par NTPC La qualité de l’eau est suivie en permanence en liaison avec les agences gouvernementales et avec les observateurs externes. Les données sont vérifiées et auditées par des organismes indépendants. Les rapports mensuels sont publiés sur le site web de NTPC.