Activité

Thermique à flamme

Le parc thermique à flamme

Thème(s) de l'article :
Contexte

Les centrales thermiques à flamme (fioul et surtout charbon et gaz)

· 67 % de la production électrique mondiale

· Principales sources d'émissions de CO2 avec le transport et le chauffage des bâtiments

· Une fourniture de base ou d'appoint (bouclage de la production) selon les pays, complément indispensable d’une production renouvelable intermittente

· Deuxième source d’énergie au monde, première source d’énergie pour la production d’électricité : si le charbon a l’image d’une énergie du passé, il n’en reste pas moins une composante importante du mix énergétique mondial et le sera pour encore de nombreuses années. Même en Europe, où le charbon doit progressivement être remplacé par des sources d’énergies plus respectueuses de l’environnement, sa consommation a connu une récente hausse.

En savoir plus : Les raisons de la hausse de consommation du charbon

 

La place du gaz dans la production électrique augmente depuis plus de 10 ans.

· L’efficacité énergétique des centrales à cycle combiné gaz (CCG), leurs moindres émissions de CO2 et de polluants, leurs durées de construction relativement courtes et leurs faibles coûts d’investissement font de cette filière une technologie d’accompagnement vers des technologies bas carbone.

· A court terme, cette tendance pourrait s’accélérer avec :

· le retrait de moyens de production fioul et charbon en Europe (nouvelles normes d’émissions)

· le développement des gaz de schistes qui, en faisant disparaître le spectre du peak gazier, a changé la donne et rendu moins critique la question des approvisionnements.

· A plus long terme, la flexibilité opérationnelle de cette technologie (liée toutefois à son approvisionnement par le réseau de gaz) permettra de compenser l’intermittence de la production d’électricité issue des énergies renouvelables.

Toutefois en 2012 la baisse des consommations d’électricité en Europe, liée à la crise, la montée en puissance de l’éolien, énergie fatale prioritaire, et les bas prix du charbon ont entraîné, pour la première fois, une forte baisse des appels aux CCG.

En savoir plus

Le parc thermique du Groupe EDF

Acteur majeur de la production thermique à flamme, le Groupe investit pour :

• améliorer les rendements de ses centrales et réduire les émissions de polluants et de CO2

• accroître ses capacités de production en Europe avec les technologies les moins émettrices de CO2.

Le parc thermique du groupe EDF en chiffres

Puissance installée 37,8 GWe dans le monde dont :

14,5 GWe de cycles combinés gaz et cogénérations

23,3 GWe de thermique charbon et fioul

Des contributions diversifiées selon les pays

Le parc thermique à flamme du Groupe assure 15,4 % de sa production, avec des contributions différentes selon les pays.

En France il assure 4,1 % de celle d'EDF et joue un rôle essentiel de bouclage de la production en répondant à des pointes de consommation de plus en plus fortes et fréquentes. Production 2012 : 19 TWh.

En Pologne, il assure toute la production du Groupe. Production 2012 : 14,1 TWh.

En Italie, il couvre 81,2 % de la production d'Edison et EDF Fenice. Production 2012 : 20,7 TWh.

Au Royaume-Uni, il couvre 27,6 % de celle d'EDF Energy. Production 2012 : 23 TWh.

Sécuriser les approvisionnements gaziers

Le gaz alimente plus de 4 millions de clients du groupe et son parc de centrales à cycle combiné gaz (CCG) en Italie, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas mais aussi au Brésil et au Viet Nam. 75 % des coûts étant liés au combustible, la sécurisation des approvisionnements gaziers est une priorité.

Pièce maîtresse de la stratégie gazière du groupe EDF, Edison (99,5 % EDF) l'a rejoint à part entière en 2012 et s'affirme comme sa plateforme gazière et sa tête de pont en Méditerranée.

  1. 58 concessions et permis d'exploration/production d'hydrocarbures en Italie
  2. 37 concessions et permis d'exploration/production à l'international (Égypte, Algérie, Norvège, îles Malouines)
  3. puissance installée de 5 818 MW de CCG en Italie et en Grèce
  4. Engagement dans les projets de gazoduc Galsi entre l'Algérie et l'Italie et ITGI entre la Turquie, la Grèce et l'Italie avec une interconnexion IGB entre la Grèce et la Bulgarie

Le Groupe renforce ses positions sur la chaine du gaz au Nord comme au Sud.

· A Dunkerque, le Groupe a engagé, via la société Dunkerque LNG (EDF 65 %, Fluxys 25 %, Total 10 %), la construction d'un terminal méthanier qui sécurisera et diversifiera les approvisionnements gaziers européens. Il disposera d'une capacité de regazéification de 13 Gm3/an, 20 % des besoins français et belges de gaz, dont 8 Gm3/an pour EDF. Le chantier mobilise 1 Md€ et emploiera 1 200 salariés en 2013.

  1. Réduction des émissions de CO2 du site en utilisant les eaux de refroidissement de la centrale de Gravelines pour regazéifier le GNL
  2. Valorisation à l'étude des frigories récupérées lors de la décompression du GNL auprès d'industriels voisins
  3. Création d'un Point Emploi avec Pôle Emploi
  4. Soutien à la création d'INNOCOLD, institut axé sur les matériaux, l’énergie et l’environnement avec, pour chacun de ces domaines, une R&D, une plate-forme d’essai et des formations professionnelles

· Le groupe EDF participe (15 %) à la société South Stream Transport BV, aux côtés de Gazprom (50 %), d’ENI (20 %) et de Wintershall (15 %), qui développe la partie sous-marine du projet de gazoduc South Stream (63 Gm3/an). En augmentant les capacités d’acheminement de gaz russe vers l’Europe, ce gazoduc aidera l’Union et le groupe EDF à diversifier leurs approvisionnements.

  1. Décision finale d’investissement fin 2012, avec un possible droit de sortie des actionnaires minoritaires
  2. Première soudure symbolique du gazoduc réalisée à Anapa en Russie