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Transporter et Distribuer

Le réseau de transport : la mutualisation des grands moyens de production

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Thème(s) de l'article :
Le réseau de transport mutualise les grands moyens de production.

Très informatisé, le réseau de transport est déjà un réseau intelligent, Il dispose d’un centre de dispatching national relayé par 7 dispatchings régionaux, qui fonctionnent en continu, 24h/24 et 365 jours/365. Ces dispatchings procèdent aux ajustements nécessaires pour équilibrer le réseau en temps réel :

· appel à des productions supplémentaires ou arrêt d’unités

· appel à de grands clients volontaires pour des effacements de consommation

· échanges d’électricité avec les gestionnaires de réseaux voisins.

A tout moment ce sont les sources renouvelables fatales (éolien, solaire, hydraulique au fil de l’eau) qui injectent en priorité leur production sur le réseau de transport, puis viennent les productions les moins coûteuses, qui figurent généralement aussi parmi les moins émettrices de gaz à effet de serre (thermique nucléaire, gaz) et enfin les autres, jusqu’aux productions d’extrême pointe (turbine à combustion par exemple, hydraulique de barrage)

Le réseau de transport permet de concilier des bilans énergétiques régionaux contrastés

(image : bilan électrique 2012 RTE)

Le développement du réseau de transport accompagne les évolutions du système électrique

Les investissements, supérieurs à 1 Md€ par an depuis 2009, ont atteint 1,36 Mds€ en 2012 (dont 1,232 Md€ pour les ouvrages de réseau) et monteront à 1,44 Mds€ en 2013.

Ils visent à :

· raccorder les producteurs

· sécuriser l'alimentation de régions fragiles comme le Sud Est (avec le projet de construction des trois liaisons souterraines 225 kV du filet de sécurité PACA) et la Bretagne

· faciliter les transits et les secours entre les régions

· renforcer les interconnexions frontalières.

En 2012, les principaux investissements sur les ouvrages ont porté sur :

· la construction de la ligne 400 kV Cotentin – Maine pour insérer l'EPR de Flamanville sur le réseau, accroitre la capacité d'évacuation des énergies renouvelables offshore du Nord Cotentin et sécuriser l’alimentation électrique de la région

· la construction de la ligne à courant continu France –Espagne (65 km) pour porter la capacité d’échanges de 1 400 MW à 2800 MW. Le creusement de la galerie traversant les Pyrénées a débuté en 2012

· les remplacements de conducteurs pour sécuriser les flux sur les axes 400 kV Baixas-Gaudière et Montélimar-Lyon.

  1. 30 % des investissements sur les ouvrages de réseau pour des renouvellements visant à maintenir la qualité de service

La qualité de l'alimentation électrique se maintient à un bon niveau avec un temps de coupure équivalent de 2 min 18 s hors événements exceptionnels (pour une cible de 2 mn 24 s à partir de laquelle un bonus ou un malus est appliqué à RTE dans le cadre de la régulation incitative de la qualité de l’électricité). Les coupures hors événement exceptionnel sont moins nombreuses, avec un taux de fréquence de 0,40, proche du meilleur niveau de l'année 2010.

Les demandes de raccordement au réseau de RTE témoignent du dynamisme des énergies renouvelables

RTE accélère le développement de son réseau afin de créer des zones d’accueil pour les productions renouvelables, avec un effort particulier sur les renforcements de réseau induits par l’éolien offshore.

  1. 3 583 MW de puissance éolienne à raccorder au réseau de transport (dont 2 127 MW offshore) entrés en file d’attente fin 2012. S'y ajoutent quatre projets photovoltaïques (333 MW de puissance à raccorder)
Etat des raccordements au réseau de transport Puissance installée au 31/12/12 Projets en file d'attente
Nombre Puissance cumulée
Eolien terrestre 386 MW 18 1456 MW
Eolien offshore 0 MW 6 2127 MW
Photovoltaïque 312 MW 4 333 MW

 

Source : Bilan électrique RTE 2012

Le succès croissant des dispositifs de modération de la consommation

Institués à l’initiative de RTE en partenariat avec les collectivités territoriales, EcoWatt Bretagne et EcoWatt Provence Azur invitent les consommateurs, via les réseaux sociaux notamment, à une démarche citoyenne et volontaire pour modérer leur consommation d’électricité aux heures de pointe en hiver, et contribuer à éviter les risques de coupures durant la pointe de consommation.

  1. Le site internet www.ecowattbretagne.fr, en ligne depuis 2008 : plus de 45 000 inscrits aux alertes, 7 alertes orange lancées durant la vague de froid du 2 au 10 février 2012
  2. Le site internet www.ecowatt-provence-azur.fr, en service depuis fin 2010, jusqu’à 24 000 visites, plus de 12 000 EcoW’acteurs, 6 alertes EcoWatt durant la vague de froid de février 2012
Un marché européen intégré

L’intégration des moyens de production européens dans un grand réseau interconnecté optimise le système de production, en évitant des surinvestissements régionaux.

Entso-E et l’Acer contribuent à la construction de l’Europe de l’énergie dans le cadre du troisième "paquet législatif énergie".

· Entso-E, qui regroupe les gestionnaires de réseau de transport de 34 pays européens, doit définir les règles de fonctionnement du marché et établir un plan décennal de développement du réseau européen. Objectifs : garantir la sécurité de l’approvisionnement, promouvoir l’intégration du marché électrique, intégrer les énergies renouvelables dans le réseau.

· Acer, agence de coopération entre tous les régulateurs européens, est l’interlocuteur privilégié d’Entso-E.

RTE participe à quatre initiatives régionales européennes d'harmonisation des règles et outils de gestion des réseaux :

· Centre-Ouest européen (France, Benelux, Allemagne)

· France-Royaume-Uni-Irlande

· Sud-Ouest européen (France, Espagne, Portugal)

· Centre-Sud européen (France, Italie, Suisse, Allemagne, Autriche, Slovénie, Grèce).

RTE est aussi à l’origine de Coreso 1, premier centre de coordination technique commun à plusieurs GRT.