Nos activités, Nos Enjeux

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Profil

Nous sommes présents sur toute la chaine de valeur de l’électricité

Le groupe EDF est un leader de l’énergie, intégrant tous les métiers de l’électricité, de la production jusqu’au négoce et aux réseaux, et de plus en plus actif sur la chaîne du gaz naturel. Son modèle d’activité équilibre activités régulées et concurrentielles. Acteur principal du marché français de l’électricité, il détient des positions fortes en Europe, au Royaume-Uni, en Italie, dans les pays d’Europe centrale et orientale. Opérateur industriel en Asie et aux Etats-Unis, il se présente comme une référence mondiale du service public de l’énergie.

Par la qualité de ses équipes, ses capacités de R&D, son savoir-faire dans les productions nucléaire, thermique et d’origine renouvelable, à commencer par l’hydraulique, par ses offres d’efficacité énergétique, il apporte des solutions compétitives pour concilier durablement développement économique et protection du climat.

  1. 39,3 millions de clients dans le monde
  2. 158 842 collaborateurs dans le monde
  3. 72,7 Md€ de chiffre d’affaires dont 46,2% hors de France
  4. 642,6 TWh produits dans le monde
  5. 117 grammes de CO2 par kWh produit*
Présence sur toute la chaîne de valeur de l'électricité

Pour une présentation complète des activités du groupe EDF en France et à l’international, se reporter aux chapitres 6.2, 6.3 et 6.4 du Document de référence.

 

*émissions de CO2 dues à la production d’électricité et de chaleur du groupe EDF

Document de référence / rapport financier annuel 2012 du groupe EDF (5.22 Mo)

Enjeux de long terme

Les enjeux de long terme du secteur de l’énergie

La demande d’électricité va connaître une croissance spectaculaire, même en tenant compte d’une maîtrise ambitieuse de la demande.

· Les besoins énergétiques croissent fortement pour alimenter le développement.

· L’énergie doit être accessible à tous : la question des coûts n’est pas secondaire.

Selon l’Agence internationale de l'énergie (AIE), 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité, dont  80 % dans les zones rurales.

La dynamique des marchés de l’énergie est de plus en plus déterminée par les pays hors OCDE. Entre 2010 et 2035, ces pays devraient être à l’origine de 90 % de la croissance démographique, de 70 % de la croissance économique mondiale et de 90 % de la croissance de la demande d’énergie, toujours selon l’AIE.

Les pays de l’OCDE ont besoin, eux, d’une énergie abordable pour soutenir la compétitivité, l’industrialisation et l’emploi.

Les villes se développent : un être humain sur deux vit en ville depuis 2006. En 2050, ce sera  70 %.

Ce développement urbain entraîne un appel accru aux énergies de réseaux adaptées à la ville (électricité, gaz, réseaux de chaleur), qui, de plus, évitent les livraisons de combustible en agglomération.

La demande d’électricité va donc connaître une croissance spectaculaire.

  1. L’AIE, prévoit que la demande mondiale d’électricité devrait doubler entre 2008 et 2035 (+2,2 % par an), une demande tirée à 80 % par des pays non membres de l’OCDE. La Chine verra sa demande d’électricité tripler entre 2008 et 2035 et devra construire l’équivalent du parc de production des Etats-Unis.
  2. 5 900 GW de puissance installée seront construits d’ici 2035 et 40 % de ces nouvelles installations seront achevées d’ici 2020.

Le climat est un enjeu majeur, où le secteur électrique, responsable de 40% des émissions de CO2 mondiales du secteur de l’énergie a un rôle à jouer.

L’appel croissant aux énergies fossiles comporte deux risques majeurs :

  1. Risque de contribution au dérèglement climatique, avéré par les études du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et de l’Agence Internationale de l’Energie.
    Les experts du GIEC et de l’AIE considèrent qu’à ce rythme il sera impossible de limiter le réchauffement à 2°C en 2100. L’AIE évoque même un risque de réchauffement de 6°. Avec ses conséquences : gonflement des océans, pénurie d’eau douce, extinction de 30 % des espèces, baisse des rendements agricoles, intensification des catastrophes naturelles, migrations massives d’exilés climatiques.

  2. Risque d'épuisement des ressources les moins chères et de tensions sur les marchés énergétiques.

    1. Il existe encore d’importantes ressources fossiles mais les gisements les plus accessibles et les moins coûteux ont été exploités.
    2. On constate que toute reprise économique s’accompagne d’une augmentation du prix du pétrole.
Cette situation confère une responsabilité particulière aux électriciens.

Le secteur électrique est à la fois :

· Une partie du problème, puisque 60% de la production d’électricité est issue du charbon et du gaz, très émetteur de carbone ;

· Une partie de la solution, puisque les technologies de production décarbonées existent (hydraulique, nucléaire, autres énergies renouvelables) et que l’électricité peut se substituer aux énergies fossiles dans de nouveaux usages, comme le transport.

L'électricité a une dimension à la fois globale et locale :

· Globale, car le prix des ressources se joue au niveau mondial ;

· Locale, car la maîtrise de la demande en énergie, la qualité de service, les besoins sur les réseaux sont des attentes de proximité, et que les productions décentralisées, notamment renouvelables, se multiplient.

Il y a pour les électriciens la nécessité d’avoir une vision stratégique locale et globale.

Alternative content

Dans ce contexte, les technologies peu émettrices de carbone sont à privilégier en amont, tandis qu’en aval la demande d’énergie doit être maîtrisée grâce à des usages plus efficaces.

Vision stratégique d’EDF

EDF, déjà premier producteur mondial d’électricité, a l’ambition d’être le premier électricien mondial de référence, ce qui implique :

- De rechercher le meilleur mix de production, adapté aux conditions techniques, économiques et environnementales, en liaison avec les différentes autorités publiques concernées et l’ensemble de ses parties prenantes ;

- D’être leader sur la sûreté nucléaire pour en faire bénéficier ses parcs existants et en développement, en France, en Europe et dans le monde ;

- D’étendre et multiplier les usages performants de l’électricité au service de ses clients;

- D’innover sur tous les maillons de la chaîne intégrée de production, transport, distribution, commercialisation, services et trading, pour préparer les solutions de  demain.

- De  consolider sa position en Europe, de se développer sur des pays en croissance (Chine pour le nucléaire, Brésil pour l’hydraulique, Russie ou Turquie pour le gaz) clés pour l’avenir de ses métiers et pour leur importance géostratégique, et de s’engager sur quelques pays d’opportunité, si cela fait sens pour la maîtrise de ses métiers.

 

Entretien avec Jean-Paul Bouttes, Directeur Stratégie et Prospective, EDF

L’Europe va plus mal que le reste du monde. Beaucoup de compagnies électriques désinvestissent pour aller vers les zones de croissance. Que fait EDF ?

Nous refusons de céder à la logique de l’instant. Nous restons guidés par le long terme et nous investissons en relevant le triple enjeu des compétences industrielles, de la lutte contre le changement climatique et de l’innovation. Nous sommes avant tout un groupe européen et français. Un électricien dont les activités sont ancrées dans les territoires et relèvent d’un service public essentiel. Nous entendons, par nos investissements et nos performances, contribuer à la sortie de la crise en France et en Europe, à l’emploi, au pouvoir d’achat et à la compétitivité des entreprises.

Quelles sont vos priorités ?

EDF se tient à sa stratégie à trois niveaux. D’abord une base solide en Europe :France, Royaume-Uni, Italie, Belgique et Pologne où nous sommes parmi les leaders. Dans ces pays, nous développons notre vision du métier d’électricien, industriel du quotidien assurant un service public. C’est une vision intégrée du système électrique : de la production à la vente, nous voulons maîtriser l’ensemble des métiers, y compris l’approvisionnement en gaz et les énergies renouvelables.

Est-ce pour cela que vous avez pris le contrôle d’Edison et d’EDF Énergies Nouvelles ?

Oui. Si nous sommes dans des compagnies européennes c’est pour y jouer pleinement notre rôle d’industriel.

Vos deux autres priorités ?

Des pays en croissance, clés pour l’avenir, où nous pouvons cultiver et valoriser les savoir-faire du groupe EDF dans ses grands métiers, comme la Chine pour le nucléaire, le Brésil pour l’hydraulique, la Russie ou la Turquie pour le gaz. Là, nous entendons nouer des partenariats industriels de longue durée avec les acteurs nationaux.

Enfin des pays d’opportunités, où EDF se porte si cela fait sens pour la maîtrise de ses métiers. Là, nous recherchons une rentabilité en rapport avec le niveau de risque, en minimisant nos mises de fonds.